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Je n’ai jamais été fan de Golf et encore moins de ceux qui disent « mon Golf ». Souvent prise pour exemple comme voiture de ligne droite, la réputation d’une Golf n’a pas bonne presse. Et oui, il n’est pas rare de se retrouver avec une voiture vous faisant des appels de phares se déportant sur la voie pour vous faire savoir qu’elle a plus de chevaux que vous. Je vous le donne dans le mille, c’est une Golf. La voiture faisant la course avec tout et n’importe quoi, même avec le caddie du Super U, c’est vous dire… Assez plaisanté, l’idée de cet essai en Volkswagen Golf 8 GTI Edition 45 est de vous prouver que cette auto vaut bien mieux que ca.

Avant de commencer l’essai, petit tour d’horizon sur ses origines.

La Golf GTi n’a faillit jamais voir le jour, elle a été conçue en secret
Essai Volkswagen Golf 8 GTi Edition 45 : présentation intérieure

Voyez-vous, la première fois que je suis monté dans une Golf de la 8ème génération c’était la version la plus radicale la R. D’ailleurs nous vous recommandons chaudement cet essai de cette Golf 8R (oui l’article, c’est nous). Je vais d’ailleurs pouvoir vous faire mon comparatif, une GTi est est plus joueuse qu’une R ? La suite dans les prochaines lignes. Revenons en à, lorsque je montais pour la première fois dans une Golf. L’idée est la suivante, un intérieur en plastique avec des écrans, bon ok, pas que.

Les sièges baquets sont sympa, une assise en alcantara tout comme le dossier enveloppé dans du cuir. Le sigle GTi trône fièrement au milieu de l’appuie tête, ca j’aime bien, Volkswagen pour cette génération a laissé de côté son style écossais. Bon si mon regard se porte vers le tableau de bord, à mon goût beaucoup de plastiques et trop de tactile. L’innovation technologique a vraiment prit place, avec un volant tactile et 2 écrans, l’un pour le compteur et l’autre pour l’info divertissement.
Moteur
Au démarrage, j’étais presque inquiet, mais ou est donc passé le son de ce moteur ? J’ai eu beau chercher un moment, que nenni, même avec quelques coups de gaz, le résultat était comme un plat de pates sans gruyère et sans sel, fade. Alors me venait l’idée de passer le mode Nurburgring à l’arrêt, pareil, un bruit étouffé. Bon, c’est pas grave, il va se rattraper à la conduite, les premiers tours de roues, furent très doux, à presque oublier les 300 chevaux. La boîte de vitesses en conduite « Eco » m’a presque fait croire que j’allais caler entre deux rapports. Et oui passer les rapports à 1300 tours, j’étais surpris. Bon une fois que le moteur commençait doucement à voir son huile chauffer, la plage d’utilisation pouvait doucement grimper aux 7000 tours.
Mode Sport

Une fois lancée et sur le mode sport j’ai commencé à ressentir les 400nm de couple et pour le moins que l’on puisse dire, ça pousse. Pas essoufflée pour un sous, les relances sont explosives et quelques crépitement se font entendre au retour de l’échappement. La poussée de ce 4 cylindres ayant pour nom de code EA888 est très linéaire, le couple démarre très bas et se fait entendre jusqu’au rupteur. Plus les virages s’enchaînaient et plus cette poussée et ces retours à l’échappement rendent l’expérience grisante, avec même un petit sourire qui se dessinait sur mon visage.
Mode Nurburgring
Nous avions mis le mode Nurburgring qui agit principalement sur l’amortissement piloté, pour encaisser les variations du bitume sur la Nordschleife. En effet, plus souple et donc absorbe mieux les aspérités de la route. Pendant l’essai, les hauts parleurs se sont aussi mis en mode sport, en poussant des vocalises, et franchement pas fan. C’est comme si finalement, Volkswagen s’est dit « nan mais t’facon les acheteurs la prennent pour le style, mais ils n’y connaissent pas grand chose en automobile, un son fake ca passe« .
Nous n’étions pas sur « l’enfert vert« , mais nous avions fait tout de même parlé la poudre et je peux vous dire, sans concession, j’ai préféré le comportement de cette Golf 8 Gti Edition 45 qu’a celui de la Golf 8R. Ca se passe dans le châssis, l’explication en dessous !
Châssis

J’ai été étonné par le comportement de cette traction allemande, qui malgré que ce soit une « Golf » est surprenante. Les relances et les appuis à hautes vitesses, n’a pas fait décrocher, ni même parti en survirage le train avant qui s’inscrivait très bien en courbe. Alors certes le différentiel a glissement limitée électronique fait aussi le boulot. Le train arrière se fourvoie quelques fois, lors de gros freinages mais cela rend l’expérience grisante, tant elle elle paraît « vivante« . Une fois la confiance acquise à son bord (pas trop tout de même) je commençais à la « jeter » pour faire dériver l’arrière mais surtout prendre les courbes en enroulant la voiture. Je ne m’attendais pas à prendre autant de plaisir, et oui, rappelez vous « c’est une Golf, pour de la ligne droite donc », oui mais pas que. La remontée d’infos dans le volant est bonne, elle n’est pas incroyable de précision, mais suffisamment pour inscrire l’avant au bon moment et le conserver pendant tout l’appui. La 8R est plus lourde et par conséquent moins joueuse donc le feeling est nettement plus fade malgré ses 320ch.

Que peut on attendre de plus d’une Golf ?
J’ai aimé le châssis, et les sensations procurées, très équilibré, très souvent sur ses appuis, et peu débordés par les évènements, c’est une voiture idéale pour celui recherchant de la performance tout en bénéficiant d’une conduite « à la portée de tous, même de mon p’tit frère ». Finalement cette Golf, c’est le mode facile dans Mario kart, ca se joue presque à une main.
Boîte de vitesses

La boîte est réactive et agréable lorsque l’on a plus l’envie de s’embêter avec les palettes pour une conduite plus urbaine, alors le mode D fait le boulot. Durant l’essai, nous étions réglés en mode sport quasiment tout le long, et peu importe en mode Sport ou Nurburgring aucune différence avec les passages des rapports. Déçu par ailleurs de ne pas entendre de rupteur car la vitesse passe automatiquement une fois la zone rouge atteinte. La réactivité est bonne et il n’ y a presque aucune rupture de charge ce qui permet une relance ultra fluide voir même presque trop linéaire.
Les Freins
Pas une fois nous n’avons perdu les freins, et pourtant quelques freinages appuyés m’ont eu fait douter des disques de diamètre 357mm mais rien n’y a fait, elle a eu du mordant. Elle propose le même freinage que la 8R puisque c’est le même montage avec les disques et les étriers 2 pistons.
La consommation d’une Golf 8 GTI Edition 45
Ce 2 litres n’est pas plus gourmand qu’un autre; 6,5l sur un trajet autoroutier en mode Eco pour atteindre les 11L -12L lorsque l’on attaque un peu. Sur circuit, ce n’est plus la peine de regarder. L’autonomie est de 550km en moyenne en combinant des trajets mixtes.
- Trajet autoroutier : 7L en moyenne
- Conduite mixte : en moyenne 9L
- Conduite sportive : 12L de moyenne
Essai Golf 8 GTI Edition 45 : conclusion
Si je compare a la Golf 8R, il est vrai qu’elle apparaît avec moins d’options, et pourtant ! Bien plus vivante, ses quelque cents kilos en moins et malgré une transmission intégrale manquante cette 8GTI est bien plus amusante et « moins linéaire ». La motricité est bonne même en sortie de courbe avec un train avant qui reste incisif bien même lors de fortes contraintes. Elle reste agile sur les appuis et ses 400nm de couple se ressentent très rapidement lorsque son pied-droit vient toucher la moquette. Cela n’en reste pas moins qu’une voiture sachant tout faire sans exceller dans un domaine, elle est l’outil parfait au quotidien.







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