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Nous avons tous un dragon en nous, une partie plus sombre, plus orgueilleuse, plus colérique, plus impétueuse, plus démoniaque. La BMW M2 a souvent été comparée à une boule de nerf, attirant les regards, retenant l’attention, car on la craint, on la redoute, comme si elle avait un caractère imprévisible. Me voilà, à vous présenter ma nouvelle acquisition au travers de cet essai de la BMW M2 F87. C’était un objectif, pouvoir être au volant d’une voiture tout droit sortie de la branche Motorsport. Alors, une fois bien installé devant votre écran, prêt à lire ces lignes qui, je l’espère saurons vous transmettre émotions et sensation. Je me permets de vous spoiler: fulgurance, brutalité, et liberté.

« Impétueuse, imprévisible et terriblement addictive »
Petite parenthèse, nous avons par ailleurs également réalisé l’essai de la BMW M2 Compétition !
L’histoire de la BMW M2 370ch F87

L’histoire commence en 2015, présenté dans sa version d’essai au Laguna Seca, le but était simple proposer l’entrée de gamme dans la branche sportive chez BMW. La BMW Série 2 coupé, apparut en 2014, a plut à une catégorie plus jeune, carrosserie 3 portes, empattement court et disponible en cabriolet elle a permit à la marque bavaroise d’élargir sa gamme. La logique était simple, puisque BMW a décliné la M3 F80 et M4 F82, la M2 F87 a vu le jour, avec le moteur N55 que nous allons vous détailler plus bas.
En chiffres :
- 2 phases : phase 1 (2016 – 2017) phase 2 (2017 – 2019)
- Nombre d’unités produites : 29470 phase 1 et 2 confondues
- Disponible en boîte manuelle ou automatique (DKG)
Essai BMW M2 F87 : la fulgurante

J’avais déjà eu fait l’expérience de la BMW M2 compétition, en tant que passager, ici, j’étais conducteur, et le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçu des sensations procurées lors de cet essai. Avant de me retrouver propulsé proche de la zone rouge en un écrasement de pédale, je commençais à prendre doucement mes marques. En effet, je n’avais jamais été au volant d’une propulsion, et quelle sensation lorsqu’une fois le moteur à température je commençais à mettre du rythme. Engoncé dans le siège comme dans une bonne doudoune, à entendre rugir ce 6 cylindres, comme un lion en cage, elle ne demandait pas son reste.
Un mode sport : ou un mode space moutain

Assez bavardé, mode sport enclenché, échappement ouvert, température moteur ok, je me suis très vite senti dans Space Mountain. Une poussée du diable, presque infini, tant l’allonge de ce moteur est extraordinaire, et, couplé à des passages de rapport quasi instantanés, je commençais à mettre un joker sur la vitesse à laquelle je me permettais de passer les courbes. L’avant très ancré au sol laisse au contraire l’arrière jouer avec moi, comme si la voiture proposait deux univers, l’un rassurant avec des liaisons au sol nous connectant immédiatement avec les aspérités de la route. L’autre monde, plus volatile, joueur, glissant, voir fuyant si vous commencez à être trop généreux sur la pédale de droite.
Donnez moi des épingles !
C’est la voiture idéale pour ceux qui aimeront les sensations fortes, comme un bon vieux film d’action avec Statham, la montée d’adrénaline saura vous tenir alerte au volant. Sur le sec, on sent quelques mouvements de l’arrière, notamment lors des reprises en sortie de courbe. Si vous souhaitez terminer un train de pneus, c’est parfait, donut, launch contrôle, c’est également dans son champs de compétences ! Bon lors de l’essai de cette BMW M2 F87, pas de folie non plus, nous n’avons pas essayé de nous mettre en travers. Mais si vous lui donnez à manger quelques épingles, elle saura vous le rendre par de belles dérives.
Echappement M Performance : rien à rajouter

Que dire, si ce n’est d’entendre chanter le moteur au travers de cette ligne d’échappement. Voyez vous, imaginez un concerto avec pour soliste cet échappement, et obtenez une mélodie envoutante qui ne vous demande qu’à faire gicler l’aiguille du compteur vers la zone de turbulence ou plus communément appelée zone rouge. Et qu’en est il des rétrogradages, je pourrais passer ma journée à entendre ce bruit si caractéristique lorsque le rapport tombe pour envoyer un souffle se traduisant par un son rauque et métallique. Je crois que les pétarades restent l’élément le plus addictif, comme un alcoolique avec sa bouteille, on a jamais assez, et surtout, on y retourne pour ces sensations.
Essai BMW M2 f87 : présentation extérieur & intérieure

Il y a celui ou celle qui va à la salle de sport pour s’entretenir de manière occasionnelle, et puis il y a celui/celle qu’on peut croiser tous les jours de la semaine et pour qui le débardeur n’arrive même plus assez de place pour laisser passer toute cette masse musculaire. La M2 au premier coup d’oeil fait partie de cette deuxième catégorie, ailes bodylbuildées, pare choc avant avec d’énormes prises d’air, 4 sorties en carbone, jantes en 19, pas de doute, c’est bien une M, méchante et racée.
Puisque c’est ma nouvelle acquisition je vais vous faire une confidence, je la voulais absolument noire, moi qui voulait quelques chose qui tranchait avec ma précédente acquisition. J’en avais fait un article : essai Golf 8R Performance.
Présentation intérieure

Une fois la portière gauche ouverte, il est vrai que j’ai un reproche à faire, « qu’est-ce-c’est ces sièges » ? Il faut accepter que dans une M2 nous avons le droit à deux sièges de Serie 2 active Tourer contrairement à la compétition ou nous retrouvons 2 baquets. Certes décevant mais néanmoins ils restent très enveloppant une fois dedans. Au poste de pilotage RAS, la direction me paraît tout de suite très lourde, mais c’est un très bon point, les palettes tombent parfaitement sous les mains. L’instrumentation, bien que de 2018 reste la même depuis déjà plusieurs années, rien d’extra à raconter ici.

Pack carbone

Quel plaisir de tourner mon regard, et regarder ce « bitoniau », ou boîte DKG pour les amateurs avec le rappel de la branche Motorsport, car oui je suis bien dans une M.
Le pack carbone intérieur (autour de la commande de boîte et sur la planche de bord côté passager), dénote de cet intérieur maussade. Ah oui, les commandes radio, clim présent en façade, me ramène directement en 1990, on avait déjà presque les même sur une E36, pas nostalgique au contraire, juste décu qu’une voiture à sa sortie faisant 75000€ avait une présentation aussi triste (mais ce n’est que mon avis).
Moteur BMW M2 370ch : sacré caractère

Ce 3.0l 6 cylindres, respire la santé, et c’est le moins que l’on puisse dire… De part sa taille, il propose de super relances sans avoir besoin de tricoter avec la boîte DKG, ainsi même en 5ème à 50km/h la voiture relance sans problème ce qui rend la conduite très agréable. Ce moteur ayant pour nom de code N55, reçoit des éléments du moteur S55 de la M3, et M4 avec les pistons, coussinets de paliers. Ce N55 est équipé d’un seul turbocompresseur, et d’un carter modifié ainsi qu’une pompe à huile spécifique.
- 2979cm3
- 370ch
- 465nm
Combien coûte une BMW M2 F87 en 2025 ?

Cela va évidemment dépendre de plusieurs facteurs, à savoir, le kilométrage, l’état, ainsi que l’année car il existe deux phases sur ce modèle. Voici plusieurs exemples de prix pour acquérir une BMW M2 F87 en 2025 :
- 39990€ : phase 1 boîte DKG de 2016 kilométrage compris entre 95000km et 130000km
- 43990€ : phase 1 boîte DKG kilométrage compris entre 50000 et 85000km
- 46990€ : phase 2 boîte DKG kilométrage compris entre 45000 et 85000km
Consommation BMW M2 F87 DKG : faut il vraiment vous le dire ?
Non, parce que si vous êtes déjà en possession de ce produit, ou du moins futur acquéreur, je pense que ce n’est pas pour la consommation que vous irez l’acheter. Mais bon, puisque nous sommes ici, on va quand même vous le dire :
- Consommation autoroute : entre 9,5L et 10,5L
- Consommation mixte : 12,5L
- Consommation à usage sportif : oubliez, et kiffez juste, mais c’est vrai que vous serez très vite à la pompe
Conclusion de l’essai de cette BMW M2 F87
Moteur fantastique, des montées en régime à n’en plus voir la fin, décrite comme racée et joueuse, elle saura vous donner du fil à retordre si vous vous montrez trop gourmand avec la pédale de droite. Répartition des masses à 50/50, ce bolide allemand est une vraie montée de plaisir une fois installé au volant.
Ce qu’on aime dans cette M2
- Vélocité du moteur
- Sonorité échappement M Performance
- Esthétique globale de la voiture
- Arrière très joueur, propulsion me direz vous
- Boîte DKG, très réactive








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