Je n’ai jamais vu la dignité de l’homme que dans la sincérité de ses passions.
Posséder une Porsche Cayman 718 GT4, équivaut à posséder le rêve que tu faisais rouler sur le tapis du salon quand tu étais enfant. Un gros aileron, 4 belles jantes, 2 sorties d’échappement, un look racing et te voila parti à faire la course sur ton tout nouveau circuit molletonné offert à Noël. Quoi, je suis dans le cliché ? Je fais ce que je veux, c’est mon blog. Bon, et si on se mettait à aborder l’essai de cette Porsche Cayman 718 GT4 ?

Avant de démarrer l’essai, j’aimerai vous raconter l’histoire de ce héro secondaire volontairement contenu. Certains ont le rôle principal, qui portent l’univers et définissent l’image globale de la marque, que serait ce Captain America, sans Captain America, compliqué ? Que serait Porche sans la 911 ? Ici il s’agit de donner place en 2005, à ce héro venu, non pas faire de l’ombre au personnage principal, mais venu étoffer cette saga. Le Doctor Strange n’est pas le plus puissant des héros au sens classique. Il ne frappe pas le plus fort, il ne court pas le plus vite. Mais il maîtrise quelque chose de bien plus subtil : le contrôle d’espace, du temps et des dimensions. C’est exactement ca que recherche la firme bavaroise, une auto mesurée, précise et équilibrée. Rien ne sert de fracasser les chiffres avec des performances toujours plus hallucinantes, avec la Cayman, l’idée de départ était d’offrir un contrôle total.
“La Porsche Cayman 718 GT4, c’est un peu Doctor Strange : elle ne cherche pas à dominer par la force brute, mais par une maîtrise absolue. Comme le Sorcier Suprême plie la réalité à sa volonté, la GT4 transforme chaque virage en exercice de précision pure, où seul le talent du pilote fait la différence.”
Essai Porsche Cayman 718 GT4 : bourgeoise mais sportive

Aucun doute, c’est bien une Porsche. Quel élément est le plus distinctif ? Beaucoup, à commencer pas les sièges; du carbon pour desservir toute la coque des 2 places (une œuvre d’art).

En effet, le modèle essayé est doté du Pack Clubsport, qui aura pour mission de confirmer l’attrait de cette voiture pour la course : arceau de sécurité vissé à la carrosserie, harnais 6 points et au cas ou l’expérience sentirait le roussi, un extincteur ! J’étais stupéfait, la présentation intérieur est ultra qualitative : carbone présent sur toute la planche de bord ainsi qu’autour du sélecteur de vitesses, mixé au cuir et aux surpiqures jaune, pour montrer que oui, c’est racing ici !

Nous ressentons ce feeling « driver focused », je sens qu’à travers cet essai, il faudra oublier le confort et laisser place aux sensations…
Essai Porsche Cayman 718 GT4 : en route !

Une fois passé en revue l’intérieur il était grand temps d’aller chasser quelques courbes. Les premiers tours de roues, commençaient à dessiner sur mon visage un sourire. La dureté du siège était de mise, mais son maintien présageait que même en cas de looping, nous serions toujours bien accroché. Précédemment nous avions fait l’essai de la Porsche Cayman 981 GT4, mais Erwan me fit savoir que les évolutions se font sentir à travers le volant sur ce modèle. Une fois à température, les quelques premières enfilades suivi du son si caractéristique du Flat 6 de chez Porsche me font hérisser quelques poils… C’est si addictif, on comprend tout de suite que l’on aura du mal à se défaire des montées en régime. L’accélération, c’est 420ch pour 420nm de couple, dérivé du 3.0l Turbo de la 911 (992), permet d’aspirer chaque virage avec une telle efficacité, que ca en devient risible.

Ayez l’audace de passer 4500trs/min, et vous verrez toute la hargne de ce moteur se déployer sur vos routes. C’est la que réside la magie de l’atmosphérique, il se mérite, il se travaille. Plus les minutes passaient, plus les montées en régime se multipliaient augmentant ainsi la barre de kiffe. L’endroit est idéal, sur petite route sa vivacité est exceptionnelle, elle se meut telle l’anguille sous son rocher. Chaque sorti de courbe est encore plus rapide à la sortie qu’à l’entrée.
A mon tour

Ewan, me propose de prendre le volant, histoire de confirmer mes impressions de passager. Et quel pied, dès la prise en main, nous ressentons le feeling de cette sportive. Une fois passé quelques courbes, je me rends compte de la remontée d’informations, chaque aspérités se dessinent dans nos mains. L’allonge de ce moteur (8000ts/min), permet d’exploiter tout le potentiel du châssis. Prévenante et progressive, elle met très vite en confiance, peu de mouvements de caisse, cela reste très contenu.

Très compacte avec une garde au sol de kart, la connexion avec le bitume est parfait, on peut même s’amuser avec les transferts de charge. Sur route ouverte, compliqué d’aller la faire « glisser » mais l’on ressent cette envie de nous en montrer plus. La réactivité de l’accélérateur et la fameuse boîte PDK contribue à ses performances. Certes le 0 à 100km/h est abattue en 4,4s, mais c’est déjà bien assez lorsqu’il s’agit de routes de campagne.

Peu habitué à cette catégorie de voiture, la pédale de frein et sa dureté m’ont surpris, car oui ici, même le freinage est sportif. Plus besoin d’aller à la salle pour faire vos jambes (ok j’exagère, un peu), mais il faut user davantage de force qu’une voiture commune. Le feeling est très bon également, le mordant permet des décélérations fulgurantes.

Bloc moteur
Fameux Flat 6 pour 6 cylindres à plat en position centrale arrière, ce bloc provient directement de la 911 992. Seulement, il a été réalésé et débarrassé du turbo.
- Système Variocam : calage variable des arbres à came pour optimiser le couple et la puissance
- Coupure des cylindres : permet de faire tourner le bloc sur 3 cylindres pour réaliser des économies
- Carter sec : garantie une lubrification même lors de fortes accélérations en virage
Conclusion
Ils sont quand même fort ces allemands, parce que c’est difficile de lui trouver des défauts. L’harmonie châssis, moteur, boîte est parfait, certains vont peut être regretté les quelques chevaux manquants, ou encore un poids que l’on peut ressentir. Sinon l’équilibre du châssis, couplée à une zone rouge située à 8000ts/min en font un terrain de jeux pour tout ceux ayant la chance de l’essayer. Elle peut même s’avérer polyvalente, malgré la raideur du siège, elle peut se conduire facilement, en toutes conditions (sauf chemins de terre, bien évidemment, quoique). Elle possède une rage contenue dans un caractère civilisé, c’est un très bon compromis plaisir/performance. Si vous hésitez, n’hésitez plus !








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